A ce qu'on été.
L.
Usé par les hommes, par le bruit qui rend fou. Usé par la vie, par les hurlements. Usé par le silence, usé par le vent, usé par l'oubli. On oublie pourtant qu'un jour on s'est aimé. Qu'un jour on a vécu. Que la vie est passée, que le passé n'est plus qu'un jour. On s'est aimé, que ce jour n'est plus qu'une postérité. Noyée dans l'inconnu. Usé par un monde, qu'on ne comprends plus. Qu'on a jamais compris, mais qu'il continue, a tourner encore. A tourner toujours plus. A faire tourner la tête. A nos âmes perdues, a nos c½urs qui appellent; et hurlent au secours. Mais non y a plus de ciel. Et non, y a plus d'amour. Et plus que des troupeaux, des vendus, des vautours,;des vendeurs de merveilles; des joueurs de tambours. Usé par l'avenir. Usé par un meilleur qui ressemble au pire. Et oui, ça fait mal au c½ur ! Usé par l'ironie qui tua ma jeunesse, usé par la comédie, usé par les promesses. Usé par la folie. Usé par le dégoût. Usé d'être incompris de marcher à genou. Usé par l'usure. Usé par les regrets d'avoir fui l'aventure, d'avoir fui la beauté.. Te voilà qui revient, te voilà toi mon frère qui me dit prends ma main. Marchons vers la lumière. Et le c½ur plein d'espoir, et le c½ur infini. On oublie qu'il fait noir, alors enfin on vit. Et loin de leur tambours..Et loin de l'inhumain..on redevient fou à chaque matin. Un jour on s'est aimé. Et ce jour c'est demain. Un jour d'humanité. Un jour de gloire.. Et un jour on s'est aimé, et ce jour c'est demain. Un jour d'humanité. Un jour d'humain.